Nos récits

#PASDANSMONONTARIO

Voici certains récits de certaines personnes ayant une déficience ou incapacité intellectuelle et leurs familles. Ils illustrent les problèmes qui existent dans le secteur des services aux personnes ayant une déficience intellectuelle.

Deborah Pfeiffer, Waterloo

Mon fils a le droit de choisir

« Est-ce pour nous une responsabilité du berceau à la tombe? »

C’est ce que la résidente de Waterloo et la cofondatrice de Home of Their Own, Deborah Pfeiffer, a demandé à la ministre des Services sociaux et communautaires, Helena Jaczek, dans une lettre du 17 novembre 2017 concernant l’approche réservée du gouvernement à l’égard d’un projet de logement novateur.

Son fils de 24 ans, Hayden, a une déficience intellectuelle et nécessite des soins 24 heures sur 24. En 2011, elle, son mari et deux autres familles ont acheté une maison ensemble. Ils ont imaginé leurs trois garçons déménager dans la maison, avec certains membres du personnel de soutien, et puissent vivre de façon autonome tout en recevant de l’aide au besoin.

Les familles espéraient recevoir du financement du Groupe de travail sur le logement pour les personnes ayant une déficience intellectuelle pour compenser les coûts considérables de ce plan, en plus d’utiliser leurs ressources personnelles et un certain soutien de la part d’un organisme communautaire.

Deborah indique que le gouvernement a lié son engagement à offrir une telle aide financière à la condition que le groupe accepte que trois autres hommes ayant une déficience habitent dans le sous-sol de la maison.

Home of Their Own, cependant, a estimé que la contre-proposition du ministère semblait plus comme un « foyer de groupe » qu’un lieu assurant à leurs fils une vie autonome avec des soutiens. Pfeiffer souligne dans la lettre adressée à la ministre Jaczek que les trois hommes sont déjà de bons amis et qu’ils visent une situation semblable à celle de tout autre groupe d’amis qui décide d’avoir leur propre maison.

« Mon fils, » peut-on lire dans la lettre, « comme vous et moi, a le droit de choisir comment, où et avec qui vivre, et a la même possibilité d’obtenir le financement pour soutenir son modèle. »

« Notre modèle permet à chaque jeune homme d’avoir son programme de jour personnalisé chaque semaine, du lundi au vendredi… Comment cela serait-il…différent de la situation de mon autre fils normal qui pourrait acheter une maison, choisir deux colocataires, partager les repas et les dépenses avec eux et aller faire de l’escalade avec l’un d’eux un samedi parce que les deux aiment cette activité? »

La ministre a traité ces plaintes dans une réponse envoyée en 2016, citant 12 projets communautaires que le Groupe de travail sur le logement a approuvés pour cette année. Certes, la maison de Home of Their Own n’a pas été approuvée, mais la ministre Jaczek les a encouragés à demander de l’information auprès du groupe de travail sur la manière d’améliorer leur demande de financement et comment déposer de nouveau une demande durant une manifestation d’intérêt ultérieurement.

Devant l’hésitation du gouvernement à s’engager à financer le modèle souhaité, une des trois familles s’est en fin de compte retirée pour des raisons financières. Pfeiffer, son mari, et l’autre famille ont essayé de maintenir la maison, mais le fardeau était devenu trop lourd, ce qui les a forcés à vendre la maison le 29 septembre 2017.

Avant l’élection provinciale, Pfeiffer lance un appel au gouvernement pour réévaluer son approche à l’égard des projets de logement.


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