Nos récits

#PASDANSMONONTARIO

Voici certains récits de certaines personnes ayant une déficience ou incapacité intellectuelle et leurs familles. Ils illustrent les problèmes qui existent dans le secteur des services aux personnes ayant une déficience intellectuelle.

Linda Thomas-Ouellette, North Bay

L’autonomie de notre enfant a été suspendue

Linda Thomas-Ouellette prévoit de faire connaître aux candidats à l’élection les problèmes imposés par les longues listes d’attente pour les services aux personnes ayant une déficience intellectuelle avant l’élection provinciale du 7 juin.

Le fils de cette mère de North Bay, Christopher, a 19 ans, il est autiste et présente un retard de développement.

Sa lettre aux candidats de tous les partis politiques souligne l’énorme insuffisance de financement lorsque les jeunes personnes passent d’un état de soutien par le ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse au soutien par le ministère des Services sociaux et communautaires.

Lorsque Christopher a atteint 18 ans, peut-on lire dans la lettre, « nous avons été informés que le délai d’attente pour le logement et le soutien était de 10 ans ou plus…Nous avons travaillé sans relâche au fil des années pour le préparer à son autonomie. Donc maintenant, l’autonomie de notre fils est suspendue! »

« Ce n’est pas acceptable! »

Christopher a cessé de recevoir le financement pour les services spéciaux à domicile lorsqu’il a atteint l’âge de 18 ans, ce qui le prive de l’accès à des soutiens essentiels.

Selon les Services de l’Ontario pour les personnes ayant une déficience intellectuelle, le délai d’attente pour le financement du programme Passeport dans la région de Thomas-Ouellette est de six ans, 700 familles environ étant inscrites sur la liste d’attente.

Le financement du programme Passeport permet aux adultes ayant une déficience ou incapacité intellectuelle d’être plus autonomes et de participer à la vie communautaire en offrant des fonds pour assister à des événements, s’inscrire à des cours, payer les travailleurs de soutien et assurer des services de répit pour les fournisseurs principaux de soins.

« Donc, notre fils, » indique Thomas-Ouellette, « tout comme de nombreux adultes inscrits sur la liste d’attente, attend indéfiniment d’avoir son autonomie! »

À peu près 1 600 Ontariens ayant des déficiences intellectuelles atteignent l’âge de 18 ans chaque année, un chiffre, selon Thomas-Ouellette, qui reflète la réalité d’un groupe auxquels les candidats devraient accorder une attention.

« Chacune de ces personnes, » s’exclame-t-elle, « devient un citoyen à part entière et a le droit de voter! C’est beaucoup de voix! »

La lettre demande aux dirigeants des grands partis de préciser leurs plans pour régler ce problème des longues listes d’attente « pour qu’on puisse planifier notre avenir et celui de nos enfants. »

Cette initiative fait partie de la campagne NOUS SOMMES IMPORTANTS de Thomas-Ouellette, qui vise à sensibiliser le public au fait que les adultes ayant une déficience ou incapacité intellectuelle peuvent exercer leur droit de vote et le feront.

« Nous sommes prêts à voter, » affirme-t-on dans la lettre, « et nous attendons votre réponse afin que nous [puissions] prendre des décisions éclairées. »


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