Nos récits

#PASDANSMONONTARIO

Voici certains récits de certaines personnes ayant une déficience ou incapacité intellectuelle et leurs familles. Ils illustrent les problèmes qui existent dans le secteur des services aux personnes ayant une déficience intellectuelle.

Yvonne Spicer, Milton

Attendre le financement du programme Passeport depuis 2015

« Je suis pauvre, » indique Yvonne Spicer, concernant ce qu’elle considère comme l’incapacité permanente du gouvernement d’assurer un soutien du revenu suffisant pour les personnes ayant une déficience intellectuelle.

« Je n’ai pas assez d’argent qui rentre. Je ne peux même pas m’acheter des vêtements. Je n’ai pas assez d’argent pour faire l’épicerie. Je ne peux rien me permettre. »

« J’ai l’impression que je ne subviens pas à mes besoins comme il faut. »

La résidente de Milton veut que tous les candidats connaissent la mesure dans laquelle il est essentiel d’accorder au secteur des services aux personnes ayant une déficience intellectuelle l’attention qu’il mérite et de le doter d’un plan d’action.

« Ces partis, » indique-t-elle, « même s’ils disent cela, ils disent autre chose — comment leur faire confiance? J’attends toujours le financement du programme Passeport, et je suis dans la liste depuis 2015. »

« Qui sait quand je serai en mesure de faire des choses? En ce moment, je ne peux pas faire grand-chose. »

Yvonne occupe un emploi en tant que surveillante de salle à dîner dans une école locale, mais seulement une heure par jour.

Dans le cadre de son budget de 2018, le gouvernement de l’Ontario a annoncé que les personnes qui sont admissibles au programme Passeport recevront un minimum de 5 000 $ par année, et ce, à compter de 2018.

Le financement mensuel issu du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées, qui a augmenté de 2 % en septembre dernier à un maximum de 1 151 $, est destiné au logement et aux besoins essentiels, comme l’épicerie. Le gouvernement prévoit d’augmenter le plafond de 3 % au cours de chacune des trois prochaines années.

Yvonne croit que le plafond doit être plus élevé si l’on veut que les gens sortent de la pauvreté.

« Ce n’est pas juste! La vie ne se résume pas au loyer et aux aliments, » affirme-t-elle. « Si les gens se déplacent en voiture, ils ont besoin d’argent pour l’essence [et l’assurance] …c’est difficile, tous les jours, pour les gens de couvrir ces frais. »

Elle veut également voir le programme Assurance-santé Plus, qui a été lancé cette année et qui couvre les coûts des médicaments d’ordonnance pour les personnes âgées de 25 ans et moins, élargi pour inclure tout le monde dans la province, tout en couvrant les frais des services essentiels comme les soins dentaires, la massothérapie et la chiropratique.

« Je veux travailler, » précise-t-elle, affirmant qu’elle n’a aucune envie de vivre aux frais du système pour toujours. « Aucun employeur, pour le moment, ne me donne du travail…j’ai vraiment besoin d’argent pour couvrir mes dépenses; j’ai accumulé beaucoup de dettes, je ne peux pas sortir! »


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